Un KPI de tokens consommés, et votre manager a raison
Un manager fixe un KPI de tokens consommés. Absurde comme objectif, parlant comme signal : la fluidité IA se teste désormais en entretien, même là où le produit n'a rien à voir avec l'IA.

Un manager en Corée du Sud a fixé à son équipe un KPI de tokens consommés.
Un ingénieur middleware, qui utilise très peu l'IA, a écrit à Gergely Orosz pour se plaindre d'un manager « aveuglé par le hype ». Réponse d'Orosz : votre manager essaie de vous aider.
J'ai ri, puis j'ai regardé les chiffres d'à côté.
Chez Higgsfield, passée de 1 M$ à 1 Md$ de revenu annualisé en 18 mois, chaque personne dépense en moyenne plus de 10 000 $ par mois en modèles. Près de 400 personnes, plus de 4 M$ par mois. Un employé a brûlé plus de 30 000 $ en une semaine pour régler seul un problème d'organisation d'assets. Le fondateur appelle ça une semaine positive, et prévoit 50 000 à 100 000 $ par mois pour ses meilleurs ingénieurs d'ici un an.
Un KPI de tokens est absurde comme objectif. Mais comme signal, il dit quelque chose : à quel point une personne a mis les agents dans sa façon de travailler.
C'est pour ça que ça déborde sur le recrutement. Indranil Ghoshal, neuf ans en produit, note que la « fluidité IA » est désormais testée en entretien, même dans les boîtes dont le produit n'a rien à voir avec l'IA. Rarement annoncée, elle s'invite dans les questions normales.
Sa consigne aux candidats me paraît la bonne, des deux côtés de la table : préparez une histoire honnête d'IA. Où elle vous a fait gagner du temps, et où vous l'avez contredite.

