Les candidats ont découvert l'outbound IA, et font les mêmes erreurs que les recruteurs
Les candidats écrivent en masse aux fondateurs avec des emails « personnalisés » par IA, et les fondateurs ont arrêté de les lire. Personnaliser n'est pas être spécifique : ce qui obtient encore une réponse.

Les candidats écrivent maintenant aux fondateurs en masse, avec un email « personnalisé » par IA. Ils découvrent ce que les recruteurs n'ont toujours pas compris.
Nikunj, fondateur de Cutshort, raconte que son inbox se remplit de ces emails. Même phrase d'ouverture, mêmes trois bullet points, même « would love to connect ». Il les lisait. Il ne les lit plus.
Brian Fink décrit le miroir côté recruteurs : un bon ingénieur reçoit le même message, écrit par le même modèle, depuis dix cabinets dans la même semaine. Et dans un sondage auprès de plus de 900 RH américains, 53 % se disent agacés par l'outreach IA qui sonne robotique.
Même erreur des deux côtés : on confond personnalisation et spécificité. Reprendre le titre, l'entreprise et trois lignes du profil, c'est un résumé de CV en paragraphe. Ça ne prouve rien.
Ce qui obtient encore une réponse, selon Nikunj : un message envoyé aux 3 à 5 personnes qui recrutent vraiment pour ce poste, la semaine où il s'ouvre, avec une seule preuve concrète. Un repo, un produit, un chiffre.
On voit la même chose de notre côté. Un InMail générique plafonne à 1 à 3 % de réponse. Un email qui cite un vrai projet du dev dépasse les 30 %. C'est pour ça que les messages rédigés par Azerit partent toujours d'un projet précis du candidat, jamais de son profil.
Le volume est devenu gratuit. La pertinence, non.
Candidat ou recruteur, la seule question qui compte : qu'avez-vous vraiment lu de l'autre avant d'écrire ?
