Édition du 21 octobre 2026 azerit
Signaux de recrutement

Un filtre sur diplôme ne voit jamais ses erreurs

Un filtre de recrutement n'est jugé que sur les gens qu'il laisse passer. Pourquoi ceux qu'il rejette ne prouvent jamais qu'il s'est trompé, et comment casser la boucle.

The Jobs That Last, sur fond de Las Vegas
Image : Paul O'Brien, The Jobs That Last

Un filtre sur diplôme n'est jugé que sur les gens qu'il laisse passer.

Ceux qu'il rejette ne produisent jamais la preuve qu'il s'est trompé.

La phrase est de Paul O'Brien, économiste spécialiste des startups, qui partait cette semaine-là à HR Tech à Las Vegas. Je la trouve terrible, parce qu'elle décrit un système qui ne peut pas apprendre.

Prenez un filtre « école d'ingénieur + 5 ans d'expérience ». Vous recrutez des gens qui passent. Certains sont très bons, certains moins. Vous ajustez.

Mais vous ne saurez jamais rien des autres. Celui qui a appris seul et maintient une librairie utilisée partout. Celle qui a passé trois ans dans une startup morte à tout construire.

Le filtre a l'air de marcher. Il ne voit simplement pas ses faux négatifs.

O'Brien résume : l'école enseigne pour la fiche de poste, l'employeur mesure le CV, et l'économie se joue sur ce qui arrive après l'embauche, que personne ne partage.

Le seul moyen de casser la boucle, c'est d'aller regarder le travail des gens que le filtre aurait éliminés. Pas de baisser le niveau. De changer ce qu'on mesure.

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Azerit lit GitHub pour trouver les développeurs qui ont déjà livré ce que vous recrutez, et vous envoie celui qui correspond : des compétences prouvées par son code, un email vérifié, et un premier message écrit sur son propre travail.

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