Édition du 21 octobre 2026 azerit
Signaux de recrutement

Le diplôme ne prouve plus rien, le travail si

Un professeur découvre que 68 % de ses étudiants trichent avec l'IA et prévient : les employeurs vont moins croire les diplômes. Ce qu'il faut lire à la place pour recruter des ingénieurs.

Un amphithéâtre universitaire vide
Image : Open Questions

68 % de ses étudiants reconnaissent tricher avec l'IA.

C'est Victor Kumar, professeur d'université, qui a posé la question à son cours d'introduction. Sondage anonyme. 68 % admettent utiliser des LLM en violation des règles des cours. Dans les autres cours que le sien, suppose-t-il avec ironie.

La plus grande étude publiée sur le sujet, dans Science, donnait 9 %. Mais avec des données du printemps 2024, quand les textes générés étaient encore faciles à repérer.

Ce qui m'intéresse, c'est sa conclusion. Si les universités ne font rien, dit-il, les employeurs n'auront pas d'autre choix que d'accorder moins de poids aux diplômes et aux relevés de notes.

Le signal se noie dans le bruit.

Pour le recrutement d'ingénieurs, la question devient très concrète : si une note ne dit plus ce que la personne sait faire, qu'est-ce qui le dit ?

Ma réponse : ce qu'elle a construit, et qu'on peut vérifier. Un projet qui tourne. Du code relu par d'autres. Des choix qu'elle sait défendre quand on lui pose la question.

Ça ne remplace pas une formation. Mais ça ne se triche pas en un prompt.

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